Joignez-vous au Centre canadien pour la justice internationale (CCJI) et à Amnistie internationale Canada francophone pour une soirée intime en compagnie de professionnels de renommée mondiale dans le domaine des droits de la personne. Cet événement formateur débutera avec une table ronde avec la Professeure Homa Hoodfar, Dennis Edney, et David Grossman où ils aborderont divers enjeux reliés à la diplomatie canadienne et au droit international des droits de la personne. Une séance de questions interactives avec le public suivra, et la soirée se poursuivra avec une réception privée où les participants auront amplement l’occasion de discuter en tête-à-tête avec nos éminents conférenciers. Une sélection d’oeuvres d’art réalisées par deux artistes-peintres de la région seront également mises aux enchères lors de la réception.

Mardi, 24 octobre 2017, 18h30-21h30
Maison du développement durable, Salle Clark
50, rue Sainte-Catherine Street Ouest, Montréal

Pour les avocat.e.s intéressé.e.s à participer à l’événement, veuillez noter qu’il s’agit d’une formation reconnue par le Barreau du Québec aux fins de la formation continue obligatoire, pour une durée d’une (1) heure.

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Les conférenciers :

Professeure Homa Hoodfar

La Professeure Homa Hoodfar est anthropologue socioculturelle et professeure émérite d’anthropologie à l’Université Concordia à Montréal. Bien qu’elle soit principalement reconnue pour son travail sur les perceptions occidentales du voile ou du hijab sous toutes ses formes, significations, et usages historiques, son expertise porte sur l’interaction de l’économie politique, du genre, et du développement dans le contexte musulman, ainsi que les implications des relations micro-macro entre les politiques sociales et les réalités vécues des femmes. Elle a analysé les stratégies d’autonomisation des femmes en droit de la famille, citoyenneté, déplacement, et pénurie économique, se concentrant sur l’Égypte, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, et les communautés musulmanes du Canada. Elle détient un baccalauréat en économie (Université de Téhéran), une maîtrise interdisciplinaire en études du développement (Université de Manchester) et un doctorat en anthropologie sociale (Université de Kent).

En juin 2016, Professeure Hoodfar a été arrêtée en Iran après près de trois mois d’interrogations par le Service de renseignements iranien. Après une campagne victorieuse menée par son avocate Amanda Ghahremani, et avec le soutien des gouvernements canadien et omanais, elle a finalement été libérée et a pu retourner à Montréal après 112 jours dans la prison tristement célébre de Téhéran, Evin.

Dennis Edney

Edney est un avocat pratiquant en droit criminel, constitutionnel, et en droits de la personne, et a plaidé à tous les niveaux, incluant devant le Cour suprême du Canada et la Cour suprême des États-Unis.

Il est récipiendaire de nombreux prix et distinctions, incluant le National Pro Bono Award (2008) pour son dévouement dans l’affaire Omar Khadr, et dans la lutte pour l’accès à la justice et les droits humains. En 2009, le lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique lui a remis une médaille des droits de la personne pour ses efforts dans la défense de l’État de droit sans gain personnel.

En 2011, Edney a été nommé conseiller de la Law Society of Alberta. Il a aussi reçu un titre honorifique de conseiller de la Reine pour sa contribution exceptionnelle à la profession juridique. Edney est lauréat du prestigieux prix Gerald L. Gall du John Humphrey Centre for Peace and Human Rights (2013), du Winnipeg Citizens Award pour sa contribution aux droits de la personne et à la justice (2014) et du Paul Harris Fellowship remis par le Club Rotary du Canada (2014). Il a été nommé l’un des 25 avocats les plus influents du Canada par le Canadian Lawyer (2015), et a reçu le Friend of the Muslim Community Award (2016).

David Grossman

David Grossman s’est joint à IMK en 2012. Il avait auparavant été auxiliaire juridique pour l’honorable Michel Bastarache, juge à la Cour suprême du Canada, et adjoint spécial pour l’honorable Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice et procureur général du Canada.

David représente des clients dans divers domaines de pratique avec une emphase sur les réclamations contractuelles et la responsabilité civile. Il possède une expérience particulière sur les questions de compétences des tribunaux ainsi que dans la défense et l’obtention d’injonctions. David a en outre un intérêt marqué pour les droits de la personne et les libertés civiles, ce qui l’a amené à plaider devant toutes les instances pour des organisations telles que l’Association canadienne des libertés civiles et le Centre canadien pour la justice internationale. David fait partie des administrateurs du Centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne. Coauteur de nombreux éditoriaux, il a été cité dans les médias pour des questions touchant les droits de la personne.

Animation par :

Amanda Ghahremani, Directrice juridique et Directrice générale en exercice du CCJI

Amanda est avocate et aussi directrice de l’Institut Kirsch. Elle a effectué son stage (« articling ») auprès du  CCJI en droit international des droits de la personne et en droit pénal international. En 2016, Amanda a dirigé avec succès la campagne internationale #FREEHOMA. Cette campagne avait pour but l’obtention de la libération immédiate et inconditionnelle de la prisonnière politique irano – canadienne, Professeure Homa Hoodfar, de la prison d’Evin en Iran. Au cours de cette même année, elle a fondé Women’s Charters and Declarations, une base de données en ligne d’outils de sensibilisation juridiques créés par des femmes à travers le monde. De plus, elle est membre fondatrice d’Inter Gentes: Revue de droit international et de pluralisme juridique de McGill, où elle a siégé à titre de directrice de l’équipe multimédia de 2014 à 2016. Outre cela, elle a été directrice de la clinique juridique Innocence McGill, où elle a travaillé avec une équipe de bénévoles dévoués sur des dossiers portant sur des allégations d’erreurs judiciaires. Amanda a œuvré au sein de grands et moyens cabinets d’avocats et auprès d’organisations internationales des droits de la personne. Elle a également effectué du bénévolat pour de nombreux organismes communautaires.  Elle  fût rédactrice en chef de plusieurs publications du Women Living Under Muslim Laws (WLUML).

Amanda a obtenu son baccalauréat de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) en Études européennes, avec une concentration en cultures minoritaires. Par la suite, elle a complété une maîtrise en Études de la paix et des conflits à l’Université de Sydney. Les résultats de sa recherche sur les problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés ont été publiés en Australie. Amanda a obtenu un double diplôme en droit civil et en common law de l’Université McGill.


Les artistes-peintres:

Emma Haraké est née au Liban, et vit et travaille maintenant à Montréal. Elle détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université libanaise et poursuit actuellement des études supérieures à l’Université Concordia. Emma a exposé ses oeuvres dans de nombreux musées et galleries au Liban et au Moyen-Orient. Depuis 2015, elle a participé à plusieurs expositions collectives à Montréal. Pour en apprendre davantage, consultez emmaharake.com.

Aquil Virani est un artiste visuel qui utilise la participation publique afin de créer des oeuvres socialement engagées. Son projet Canada’s Self Portrait a gagné le prix Applied Arts après avoir été exposé au Musée canadien de l’immigration à Halifax. Sa plus récente exposition solo, “Here is a gift,” présentait les portraits de deux chefs des premières nations de la région de Whitehorse au Yukon, lesquels ont ensuite été offerts aux communautés. Le mois dernier, il a gagné une bourse de la Fondation Michaëlle Jean pour la création d’un film documentaire au sujet du projet sur l’anti-islamophobie qui avait d’abord été présenté au Musée Aga Khan à Toronto. Pour en apprendre davantage, consultez aquil.ca.