Le CCJI prône l’élaboration de réformes politiques permettant aux survivants d’atrocités d’obtenir compensation en initiant des poursuites civiles devant les tribunaux canadiens. Cette possiblité est importante pour ces derniers puisque les poursuites criminelles requièrent la participation du gouvernement canadien, et donc seulement un nombre limité de dossiers sont ouverts. Notamment, depuis l’adoption de la Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre en 2000, qui vise à permettre aux tribunaux pénaux canadiens de poursuivre les individus soupçonnés d’avoir commis des atrocités à l’étranger, le gouvernement canadien n’a traduit en justice que deux personnes.

Les poursuites civiles, quant à elles, peuvent être initiées par les survivants, leur donnant ainsi un meilleur contrôle sur leur cause en plus de leur permettre d’obtenir les compensations qui leur sont dues. Pourtant, la Loi canadienne sur l’immunité des États, de manière générale, octroie l’immunité aux gouvernements étrangers devant les tribunaux canadiens, diminuant ainsi les chances des survivants d’obtenir une compensation au civil.